Les Filles du DC 10
Qui sommes nous ?
Les filles du dc10,
de victimes du terrorisme
à parties civiles dans un procès
pour corruption..

Manifeste pour la réouverture de notre cagnotte
Le 16 février, nous rouvrons une cagnotte.
Pas par choix. Par nécessité.
Pas par choix. Par nécessité.
Et, qu’on le veuille ou non, par militantisme. Depuis le début, nous finançons presque* seules les frais de justice liés au procès des financements libyens, aujourd’hui en appel. Avocats, déplacements, audiences, heures volées à nos vies : tout est payé de notre poche.
Nous sommes des citoyennes ordinaires. Pas des figures médiatiques.
Pas des
professionnelles du combat judiciaire. Nous avons des emplois, des enfants, des
obligations, parfois loin de Paris. En face de nous, une machine du pouvoir
rodée, coûteuse, infatigable.
Notre seule arme : tenir.
Nous n’avons pas écrit de livre.
Nous ne faisons pas de tournée de dédicaces.
Nous ne gagnons rien.
Nous défendons un principe simple : la justice doit pouvoir s’exercer, même
contre les puissants.
Ce deuxième procès en moins de dix-huit mois a un coût humain et financier
considérable. Cette cagnotte n’est pas un confort, c’est une condition pour
continuer sans nous épuiser, et pour rémunérer nos avocats dignement.
Mais cette cagnotte est aussi un signal.
Peu importe le montant. Ce qui compte, c’est le nombre.
Être plus de 200 000, ce serait rappeler que la société civile est plus nombreuse
que ceux qui préfèrent acheter une version réécrite de l’histoire. Ce serait dire
que ce combat n’est pas isolé, ni marginal.
Qu’il dépasse largement quelques citoyennes obstinées qu’on espérait voir se
lasser.
Le 16 février, chacun peut agir.
Un euro suffit.
Parce que :
le droit à la justice
le manque de probité de nos politiques
le mépris par ceux qui détiennent du pouvoir
la dignité des disparus et des vivants
les menaces peu dissimulées qui pèsent sur l’institution judiciaire,
sur la
presse libre et sur le plus grand des contre pouvoirs : le peuple.
ne sont pas des affaires privées.
Ce procès est une affaire collective.
Nous avons besoin de vous.
*Nous remercions infiniment les soutiens présents depuis les premiers jours,
grâce à qui nous avons débuté ce parcours judiciaire avec une première
cagnotte.
On se sait. Mille mercis
Parties civiles au procès des Financements Libyens de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et Familles de victimes du DC10 d’UTA.
Certaines se connaissent depuis toujours.
D’autres ne se sont rencontrées qu’au tribunal. Certaines avancent en fratrie, d’autres se sont découvert une amitié au fil des audiences.
Mais toutes partagent la même blessure : la perte d’un père, d’une mère, d’un frère, d’une sœur, d’un mari, d’un oncle, d’une cousine... toutes ont vu leur vie percuter par la violence du terrorisme.
D’autres ne se sont rencontrées qu’au tribunal. Certaines avancent en fratrie, d’autres se sont découvert une amitié au fil des audiences.
Mais toutes partagent la même blessure : la perte d’un père, d’une mère, d’un frère, d’une sœur, d’un mari, d’un oncle, d’une cousine... toutes ont vu leur vie percuter par la violence du terrorisme.
Elles portent le poids du deuil, la force du souvenir, et la dignité de celles qui
n’ont jamais cessé de croire en la justice.
Jamais elles n’auraient imaginé qu’un jour, elles, victimes du terrorisme,
deviendraient parties civiles dans un procès pour corruption au plus haut niveau
de l’État.
Jamais elles n’auraient imaginé devoir se battre encore — non plus contre
l’horreur, mais contre les mensonges, les compromissions et les renoncements.
Elles s’appellent Véronique, Maryvone, Mélanie, Yohanna, Françoise, Maryse,
Camille, Pascale, Béatrice, Danièle, Elisabeth, Nicoletta, Mélanie, Olga,
Françoise...
Et derrière chacune d’elles se tiennent d’autres femmes et d’autres hommes,
unis, debout, résolus.
Tous n’attendent qu’une chose : que justice soit enfin rendue.
Que la vérité, toute la vérité, éclate.


procès Financements
Libyens de Sarkozy